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Connaissez-vous la poétesse bruxelloise Marie Nizet, née à Etterbeek en 1859, ou la dame d’Uccle, Marie Closset, plus connue sous le pseudonyme de Jean Dominique, ou Louis Dubrau, Andrée Sodenkamp, Marie-Claire d’Orbaix  ou Liliane Wouters ?

Dans un temps indéterminé du XXème siècle, dans le jardin imaginaire de Jeanine Moulin, des artistes et des poétesses de Bruxelles, de Mons, d’Arlon ou de Bruges, souvent méconnues et aujourd’hui décédées, se croisent et échangent poèmes, confidences et « paroles précieuses ». Synonymes de reconnaissance et de gratitude, les paroles précieuses s’échangent entre « personnes liées par une alliance, et qui au-delà des mots, disent la confiance qu’on fait en autrui, la valeur que l’on accorde au lien qui les unit » (Jean-Claude Métraux, 2013).

A travers ces portraits et poèmes, c’est aussi l’histoire de la vie des femmes en Belgique au XXème siècle qui se dessine, avec humilité souvent, révolte ou détresse parfois, humour et sensibilité, au son de l’accordéon du musicien de jazz, Pirly Zurstrassen.

INTERPRÈTES : Ali Amjahad, Jocelyne Bidart Anne Bourtembourg, Marie De Coster, Catherine Domken, Anthony Jamon, Pascale Jeanson, Isabelle Ling, Célimène Marghem, Giorgos Sapountzoglou, Ben Seddik Abdelgheni, Colomba Vargas, Aude van Diest, Viviane Wansart. MISE EN SCÈNE : Viviane Wansart, assistée de Giorgos Sapountzoglou. COMPOSITIONS ET IMPROVISATIONS MUSICALES : Pirly Zurstrassen. CRÉATION LUMIÈRES : Gabi Crispin. RÉGIE : Fanny Goerlich. GRAPHISME ET COMMUNICATIONS : Carolina Del Valle. PEINTURE SUR L’AFFICHE : Claudine Meurisse. AVEC LA PARTICIPATION DE : Paula Langton (travail vocal).

Notre démarche artistique est à la fois de créer du lien avec la communauté et de faire revivre ces poétesses : mettre en lumière qui elles sont, ce pour quoi elles se sont battues, leurs joies, leurs peines et leurs réflexions, le matrimoine qu’elles ont créé pour les générations suivantes de femmes, et les remercier pour leur courage, le courage d’écrire dans un siècle fortement chamboulé où les femmes ont dû se battre pour se dire et se faire entendre.
La connexion avec la nature semble être centrale dans l’expression artistique et littéraire de ces femmes. D’ailleurs, selon Jeanine Moulin en 1981, également poétesse belge du XXième siècle, « la féminitude se reconnaît dans cette façon d’appréhender le végétal, de se substituer à lui et de sentir renaître, comme lui, de chaque nouvelle naissance à travers laquelle il se perpétue ».
C’est dans cet esprit de féminitude des poétesses mais aussi nos besoins d’actrices et acteurs confiné.es depuis un an que réside notre souhait de faire virevolter nos paroles précieuses en plein air, dans la nature, dans des jardins, bois ou cimetières.

 

« Cher monsieur, chère madame, Je me permets de vous écrire en tant qu’artiste concernant notre envie d’organiser une performance poétique dans le Jardin Félix Hap à Etterbeek.» (Colomba)

« … je trouve bien ma place dans ce jardin avec son potager pour cueillir des tomates. » (Ali)

« … Je t’aime à travers les crocus mauves et blancs en grandes pompes. Je les cueille de ma main moite et dis oui à l’amour désuet de tes mains. Nous marchons gaiement au long du chemin large baigné de lumière. À vous, Marie Nizet » (Pascale)